Vol de nuit illumine les Serres du Chapeau-Rouge

Ce week-end, les Serres du Chapeau-Rouge d’Olivet ont de nouveau ouvert leurs portes à l’exposition Vol de nuit, un rendez-vous artistique devenu incontournable pour les amateurs d’art contemporain et les curieux à la recherche d’expériences sensorielles hors du commun. Durant deux soirées, le site horticole s’est transformé en un véritable théâtre de lumière, où œuvres et architectures ont dialogué dans une atmosphère suspendue.

J’ai eu la chance d’y exposer une quinzaine de portraits, et notamment mes plus grands formats actuels que vous voyez sur la photo ci-dessous.

Portraits d'Alexander Shevchuk dont un très grand format (200cm x 200cm

Un lieu qui se métamorphose au crépuscule

Dès l’entrée, on est frappé par l’ambiance si particulière des serres vidées de leurs plantes, baignées dans une pénombre douce au crépuscule, où seules quelques sources lumineuses sculptent l’espace. Les verrières renvoient d’étonnants jeux de reflets, et les structures métalliques, habituellement discrètes, deviennent de véritables lignes graphiques qui guident le regard.

8 portraits par Alexander Shevchuk dansl es serres àla nuit tombée

« On a l’impression de marcher dans un rêve, ou dans un film de science-fiction », confie Élodie, venue pour la première fois.
Dans ce cadre atypique, chaque installation prend une dimension nouvelle. Une sculpture vibre sous la lumière froide des néons, une toile abstraite semble respirer sous les ombres des vitres, et l’ensemble projette des silhouettes mouvantes au sol.

Cette édition a réuni un ensemble de 7 artistes, peintres, photographes, sculptrice, chacun apportant sa signature et son médium : peintures, sculptures, photographies, installations ou encore pièces céramiques ont ponctué le parcours. La diversité des styles rend la déambulation riche en surprises et en contrastes.

Pour Louis-Marc, habitué des lieux :
« Ici, les œuvres ne sont jamais simplement exposées, elles vivent avec la serre, elles réagissent à elle. C’est ça, la magie de Vol de nuit. »

L’exposition mise davantage sur l’atmosphère que sur le didactique : peu de cartels, peu de panneaux explicatifs. Ce sont les œuvres, les matières, les structures de la serre et la lumière qui racontent l’histoire et les visiteurs se laissent porter d’un univers à l’autre.

Une parenthèse poétique pour les visiteurs

Beaucoup décrivent l’expérience comme un moment de calme, presque méditatif. Le silence, amplifié par l’espace immense des serres, invite à l’observation attentive.
Des couples, des groupes d’amis, des familles — tous semblent adopter le même pas lent, la même attitude de découverte émerveillée.

« Ce que j’aime ici, c’est qu’on n’est pas dans un musée. On est dans un endroit qui a vécu, qui sent encore la terre et la plante. Le contraste avec l’art contemporain est magnifique », explique Christian, visiteur fidèle depuis plusieurs années.

Adelia, portait grandformat par Alexander Shevchuk

Une aventure artistique née de la passion

L’exposition, imaginée et portée par Guy-Noël Silès, doit son nom à la poésie nocturne qu’elle convoque. Depuis sa création, Vol de nuit s’est construit une identité singulière : un événement artistique accessible, chaleureux, et profondément ancré dans son territoire.

Grâce au soutien d’un réseau d’artistes locaux et régionaux, la manifestation est devenue un rendez-vous que beaucoup attendent chaque automne.

En quittant les serres, les visiteurs emportent avec eux le souvenir d’un parcours lumineux, rêveur, presque hors du temps — un véritable « vol » nocturne.

Tableaux d'Alexander Shevchuk dans les serres de Chapeau rouge, exposition novembre 2025 en France (45=